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Congé de proche aidant : conditions, durée et indemnisation en 2026

Mis à jour :

Le congé de proche aidant permet à un salarié de suspendre ou réduire son activité pour s'occuper d'un proche âgé en perte d'autonomie, sans rompre son contrat de travail. Sa durée maximale est de 3 mois, renouvelable dans la limite d'un an sur l'ensemble de la carrière, sauf accord collectif plus favorable. L'employeur ne peut pas le refuser dès lors que les conditions sont remplies. Pendant ce congé, le salarié peut percevoir l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), fixée à 66,64 € par jour au 1er janvier 2026, dans la limite de 66 jours par proche aidé. Ce guide précise les conditions d'accès, la durée, les démarches auprès de l'employeur et l'articulation avec l'AJPA. Il n'aborde que vos droits et le financement : pour les questions de santé du proche, rapprochez-vous de son médecin ou d'une association.

Qui peut bénéficier du congé de proche aidant ?

Le congé de proche aidant s'adresse au salarié qui aide une personne en situation de handicap (taux d'incapacité d'au moins 80 %) ou une personne âgée en perte d'autonomie évaluée en GIR 1, 2, 3 ou 4. Le lien avec la personne aidée est large : conjoint, parent, enfant, mais aussi une personne avec laquelle vous résidez ou entretenez des liens étroits et stables. La personne aidée doit résider en France de façon stable. Depuis la suppression de la condition d'ancienneté, le congé est ouvert sans durée minimale d'emploi dans l'entreprise. Le salarié reste libre d'apprécier l'opportunité de ce congé : il s'agit d'un droit, pas d'une obligation déclarative envers l'employeur sur l'état de santé du proche.

Durée, fractionnement et temps partiel

La durée maximale du congé est de 3 mois, renouvelable dans la limite d'un an sur l'ensemble de la carrière professionnelle, à défaut d'accord collectif ou de convention plus favorable. Le congé peut être fractionné : vous pouvez le prendre par périodes, par demi-journées ou même par journées isolées, ce qui permet d'accompagner ponctuellement votre proche. Il peut aussi être transformé en période de travail à temps partiel, sous réserve de l'accord de l'employeur. À l'issue du congé, le salarié retrouve son emploi ou un emploi équivalent assorti d'une rémunération au moins équivalente. Le congé n'est pas rémunéré par l'employeur, mais une indemnisation via l'AJPA est possible (voir ci-dessous).

Démarches et droits face à l'employeur

Le salarié informe son employeur de sa volonté de prendre le congé au moins un mois avant son début, par tout moyen conférant date certaine (lettre recommandée ou remise en main propre). Ce délai est abaissé à 15 jours pour une demande de renouvellement. En cas d'urgence (dégradation soudaine de l'état de santé ou situation de crise nécessitant une action immédiate), le congé peut débuter sans délai. L'employeur ne peut pas refuser ce congé lorsque les conditions sont réunies : le maintien dans l'emploi est garanti. Le salarié doit joindre une déclaration sur l'honneur du lien avec la personne aidée et, selon les cas, un justificatif du niveau de perte d'autonomie (notification GIR ou taux d'incapacité).

Indemnisation : l'AJPA et l'assurance vieillesse

Le congé n'est pas rémunéré, mais le salarié peut percevoir l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), versée par la Caf ou la MSA. Au 1er janvier 2026, son montant est de 66,64 € par jour, dans la limite de 66 jours par proche aidé (jusqu'à 4 proches au cours de la carrière, soit 264 jours au maximum). Les périodes de congé ouvrent par ailleurs des droits à l'assurance vieillesse des aidants (AVA), qui permet de valider des trimestres de retraite sous conditions. Pour estimer l'ensemble des aides mobilisables en tant qu'aidant et pour le proche aidé (APA, droit au répit, crédit d'impôt services à domicile), réalisez le diagnostic gratuit MonParentAgé.

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Questions fréquentes

L'employeur peut-il refuser le congé de proche aidant ?

Non. Dès lors que le salarié remplit les conditions et respecte le délai de prévenance d'un mois (15 jours pour un renouvellement), l'employeur ne peut pas refuser le congé. Le maintien dans l'emploi est garanti et le salarié retrouve son poste ou un emploi équivalent au retour.

Le congé de proche aidant est-il payé ?

Le congé n'est pas rémunéré par l'employeur. En revanche, le salarié peut percevoir l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), soit 66,64 € par jour au 1er janvier 2026, dans la limite de 66 jours par proche aidé, versée par la Caf ou la MSA.

Peut-on fractionner le congé de proche aidant ?

Oui. Le congé peut être pris de façon continue, fractionné en plusieurs périodes ou par demi-journées, ou transformé en temps partiel avec l'accord de l'employeur, dans la limite d'un an sur l'ensemble de la carrière professionnelle.

Pour aller plus loin

Sources :

Informations vérifiées au juin 2026. Les montants sont indicatifs ; consultez service-public.fr pour les démarches officielles.